Volkswagen envisagerait la fermeture de quatre usines en Allemagne à partir de 2031

Le magazine allemand « WirtschaftsWoche » affirme avoir obtenu un document de 147 pages résumant les orientations du conseil de surveillance de Volkswagen, dans lequel est présentée une restructuration qualifiée de « radicale », « douloureuse » et même « sans précédent dans l’histoire économique ». Si le contenu détaillé du document reste inaccessible sans abonnement, l’agence Reuters rapporte que celui-ci évoquerait la fermeture de quatre usines en Allemagne, avec un processus qui débuterait en 2031 et s’étalerait jusqu’en 2034.
Selon les informations rapportées, les deux premières usines susceptibles de fermer seraient celles d’Emden et de Zwickau. Ouverte en 1964, l’usine d’Emden employait encore plus de 7 700 personnes en décembre dernier. Elle assure actuellement la production des Volkswagen ID.4 et ID.7, ainsi que de la version ID.7 Tourer.
De son côté, l’usine de Zwickau emploie environ 8 000 personnes et produit plusieurs modèles électriques du groupe, notamment les Audi Q4 e-tron et Q4 Sportback e-tron, ainsi que les Cupra Born et Volkswagen ID.3, ID.4 et ID.5. Le site assure également la fabrication de certaines carrosseries destinées aux Bentley Bentayga et Lamborghini Urus.
Après l’arrêt prévu de la production à Emden et Zwickau en 2031, l’usine de Hanovre pourrait à son tour cesser ses activités en 2032. Ce site est notamment spécialisé dans la production de véhicules utilitaires et de vans, à l’image de l’ID. Buzz.
Enfin, l’usine de Neckarsulm serait concernée par une fermeture en 2034. Employant environ 15 500 personnes, elle est considérée comme l’un des principaux employeurs de la région économique de Heilbronn-Franconie. Le site produit actuellement plusieurs modèles Audi, notamment les A5, A6, A8 et e-tron GT.
Ce n’est toutefois pas la première fois que la fermeture de ces sites est évoquée. Plus tôt cette année, le patron du groupe Volkswagen, Oliver Blume, avait déjà fait référence à ces quatre usines dans une note interne, indiquant que le groupe n’était toujours pas en mesure de confirmer des activités suffisamment compétitives pour les sites d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm durant les années 2030.
Cette déclaration avait notamment provoqué des protestations au sein de l’usine de Neckarsulm cet été. Volkswagen semble néanmoins poursuivre sa réflexion autour d’importantes réductions de capacités et d’effectifs, une stratégie qui devrait se heurter à une forte opposition des syndicats allemands.
Cette nouvelle restructuration intervient alors que Volkswagen fait face à plusieurs défis majeurs, notamment une pression croissante sur ses coûts, la transition vers l’électrique et surtout une concurrence de plus en plus importante des constructeurs chinois sur le marché européen.

