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2019 : une année mouvementée dans l’industrie automobile algérienne

L’année 2019 fut une année très animée dans le secteur de l’automobile, ckd, skd, quota, usine et justice sont les principaux mots clés qui ont animés les médias cette année. 

Tout a débuté avec la hausse de la facture d’importation, l'Algérie avait importé pour 920,86 millions dollars de kits (CKD-SKD) destinés au montage automobile durant le 1er trimestre 2019, contre 758,47 millions de dollars à la même période de 2018, soit une hausse de 21,41%. De ce fait, le gouvernement avait alors décidé de réduire la facture d’importations de ces kits afin de de réduire le déficit de la balance des paiements et préserver les réserves de change.

Ainsi, le quota global pour l’importation des kits avait été plafonné à 2 milliards de dollars, répartis sur 4 usines, Renault Algérie production avait raflé la part du lion avec 660 millions de dollars, dont 50% sont destinés aux véhicules d'une cylindrée inférieure à 2.000 cm3, Le montant alloué à la SARL Tahkout Manufacturing Company, a été plafonné, quant à lui, à 360 millions de dollars, dont 50% sont réservés aux véhicules d'une cylindrée inférieure à 2.000 cm3, le montant alloué à la SPA Sovac production a été plafonné à 600 millions de dollars, dont 50% sont réservés aux véhicules d'une cylindrée inférieure à 2.000 cm3, enfin, le montant alloué à la SARL Gloviz (KIA) est de 380 millions de dollars, dont 50% consacrés aux véhicules d'une cylindrée inférieure à 2.000 cm3.

Cette nouvelle mesure bien que décrite par la Ministre de l’Energie et des Mines Mme Djamila Tamazirt comme transitoire et visaient un réajustement de la balance des paiements, il n’en demeure pas moins que cette situation avait créer une véritable pénurie de véhicules surtout avec la limitation des modèles proposés, ainsi qu’une hausse des prix des voitures d’occasions.

La situation avait encore empiré avec l’incarcération des patrons des groupes industrielles activant dans le secteur du montage automobile ainsi que le gel de leurs biens, résultant à un arrêt temporaire de la production jusqu’à la désignation d’administrateurs pour assurer la continuité de la production et préserver les postes d’emplois. Cette solution n’avait pas pour autant réglé la situation et la majorité des usines ont dû arrêter leurs activités du fait, d’une part, de la consommation du quota de kits alloué pour 2019, et d’autre part le blocage aux ports de conteneurs de kits destinés au montage automobile, ajoutez à cela le non renouvellement du l’avale du CNI pour la majorité des usines et ce depuis novembre 2019.

L’autre solution pour remédier à la situation était le retour à l’importation des véhicules d’occasion de moins de trois ans, bien que le texte de loi fût adopté dans la Loi de Finance 2020, sont application qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2020 ne devrait pas changer grand-chose, déjà par la limitation d’importation aux véhicules à moteur essence uniquement, mais aussi les frais de transport et de dédouanement jugés trop élevé pour être rentable par certains experts.

2020 risques de voir des décisions radicales relatives à l’industrie automobile, déjà que ce secteur pourrait bien ne pas être considéré comme stratégique et de ce fait ne pas être soumis à la règle 51/49 selon les déclarations du président de la chambre du commerce Mr Ghouri, de nouveaux investisseurs seront appelés dans l’industrie automobile après la formation du nouveau gouvernement et l’entrée en vigueur de la Loi de Finance 2020.

Le retour à la normale n’est pas pour demain donc, en espérant que les bonnes décisions seront prisent en cette période charnière pour l’Algérie.


Rédacteur
Passionné par le monde de l’automobile depuis l’enfance, grand amateur de mécanique, j’ai démonté mon premier moteur à 13 ans et depuis avoir les mains pleines de cambouis et le travail bien fait me procurent un grand sentiment de satisfaction, et aujourd’hui j’ai réussi à faire de ma passion mon métier

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