Cadre juridique des motos électriques en Algérie : permis et conditions d’usage

Avec l’augmentation de l’utilisation des motos électriques en Algérie, de nombreux usagers de ce type de véhicules s’interrogent sur le cadre juridique qui les régit, notamment en ce qui concerne l’obligation de détenir un permis de conduire. Contrairement à une idée répandue, la législation actuelle n’exempte pas toutes ces motos des formalités administratives, comme l’a indiqué la page d’information routière de la Gendarmerie nationale, « Tariki ».
En effet, l’article 04 du décret exécutif n° 25-169 du 26 Dhou El Hidja 1446 correspondant au 22 juin 2025 modifiant et complétant le décret exécutif n° 04-381 du 15 Chaoual 1425 correspondant au 28 novembre 2004 fixant les règles de la circulation routière (JO N°43 du 13 juillet 2025), prévoit une classification des motos électriques en fonction de la puissance de leur moteur, en définissant les exigences légales pour chaque catégorie, comme suit :
• Puissance maximale du moteur n’excédant pas 4 kW :
✓ La détention d’un permis de conduire n'est pas obligatoire, mais requiert une autorisation administrative délivrée par le wali avant toute utilisation sur la voie publique.
• Puissance maximale du moteur excédant 4 kW et inférieure à 15 kW
✓ La détention d’un permis de conduire de catégorie A1 est obligatoire.
• Puissance maximale du moteur excédant 15 kW :
✓ La détention d’un permis de conduire de catégorie A est obligatoire.
Cette classification vise à encadrer l’utilisation des motos électriques conformément aux règles de la circulation routière. Le respect de ces conditions est essentiel afin d’éviter les infractions et les sanctions pouvant découler du non-respect de la réglementation en vigueur.

